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Carnet de Voyage
Népal
Trekking autour de
la vallée de Katmandou
&
Découverte du bouddhisme tibétain et de
l'hindouisme
Du
05 au 19 novembre 2011
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Dans ce pays proche du ciel, où les
habitants sont aussi chaleureux que les montagnes sont hautes, assister
au lever du soleil sur l'Himalaya c’est penser revivre le premier jour
de la Création.
Cette randonnée face au Toit du
Monde, nous a permis de découvrir les mille et un trésors de cette
vallée de Kathmandu, tout en approchant, dans leurs villages, ses
différentes communautés (Newar, Gurung, Tamang, Sherpa, Tibétains
etc...) et leurs particularités, et d'assister à leurs rites hindouistes
et bouddhistes.
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Le Népal
Le Népal est un pays de l'Himalaya, enclavé, bordé au nord par la Chine
(région autonome du Tibet), au sud, à l'ouest et à l'est par l'Inde. Le
Népal possède une très grande variété de paysages, s'étendant du
tropical humide du Teraï, au sud, jusqu'aux plus hautes montagnes du
monde, au nord. Le Népal possède huit montagnes parmi les dix plus
hautes du monde, dont l'Everest qui marque la frontière avec la Chine.
Katmandou est la capitale politique et religieuse du Népal, dont elle
est la plus grande ville.
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Escale à Abu-dhabi
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Après un premier vol de 4h 30, au
départ de Bruxelles, sur la
compagnie des émirats du Golfe "Etihad Airways", nous nous
organisons le plus confortablement possible pour gérer la longue escale à Abu-dhabi en attendant le vol qui nous emmènera
directement à Katmandu .
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Le quartier de Thamel à Katmandu
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Depuis plus de quatre
décennies,
Thamel est
le centre
touristique
de Katmandu.
Dans
les années soixante, les hippies
et de
nombreux artistes
ont fait connaître au monde
entier le Népal et ce quartier.
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Même si
parfois
Thamel
a été
appelé le
«ghetto»
par certains,
la plupart des
voyageurs à petits budgets
aiment y
séjournent, car ce quartier bénéficie d'un
large éventail de
magasins,
de matériel
d'alpinisme et de
randonnée,
de pubs,
de clubs
et discothèques,
ainsi que
des agences de trekking
et de
nombreuses
maisons d'hôtes.
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Les
rues
étroites
sont bordées de
petites boutiques
vendant
absolument de tout, ce qui fait dire aussi que Thamel
est
une sorte de
« pré
camp »
de base
pour les
alpinistes et les
randonneurs.
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L'hôtel
"Harati" à Katmandu se situe en plein centre de Thamel. Nous y
rejoignons Denise, Francine et Priscille, qui sont
venues expressément de l’île Maurice, via New Delhi, pour
participer à ce « Marcher pour progresser » au Népal.
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Sankhu
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Le temps de nous acclimater un peu
avant d’aborder le trekking , quelques belles visites de villages
pittoresques nous attendent dans la vallée de Katmandu dont la
concentration en monuments classés par le patrimoine mondial de
l'Unesco est une des plus forte du monde.
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Sankhu, situé à quelques
kilomètres au nord de Katmandu est un ancien relais étape de
porteurs vers le Tibet. |
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Sankhu à conservé son caractère médiéval
avec ses rues étroites et ses demeures paysannes.
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Nous avons l’impression de remonter
dans le temps et d’être les témoins privilégiés de ces gestes
oubliés
chez nous et humblement répétés par les villageois.
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Sankhu n’a pas changé depuis des
siècles. Les maisons paysannes avec leurs fenêtres encastrées et leurs
balcons de bois sculptés sont dans un état avancé de délabrement ou
carrément en ruine. Ce qui confère un cachet à la fois particulier et
poignant à ce lieu. |
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De nombreux tableaux pittoresques de
la vie quotidienne s'offrent généreusement à nous.
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Bodnath
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Bodnath (également appelé Bouddhanath) est l'un des principaux sanctuaires bouddhistes de la
région de Katmandou au Népal. |
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Son stûpa du XIVe siècle qui domine
l'horizon est l'un des plus grands au monde. Il a pris la place d'un
stupa plus ancien . |
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La base du stûpa se compose de trois
terrasses, représentant un mandala géant que les fidèles peuvent
parcourir. On peut y voir 108 niches contenant chacune une statue de
bouddha. Cette base représentent la terre, la coupole l'eau, la tour
surmontant la coupole le feu, la couronne l'air et le pinnacle l'éther.
La base de la tour, carrée, constitue le "harmika" qui porte les yeux du
Bouddha ; la partie supérieure en forme de pyramide allongée se compose
de 13 degrés qui représentent le chemin vers l'éveil. |
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L'afflux
de nombreux réfugiés tibétains du Tibet (en Chine) à Bodnath (plus de 10
000 Tibétains ont rejoint cette région depuis la fuite du 14e Dalaï lama
en 1959) a entraîné la construction d'une cinquantaine de gompas
(monastères).
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Les nombreux monastères bouddhistes
témoignent de l'importance religieuse de ce site, étroitement lié à la
fondation de Lhassa car il se trouve sur l'ancienne route commerciale
reliant cette ville à la vallée de Katmandou. |
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Bodnath est l'un des 10 emplacements
au Népal inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il est
l'un des sites les plus populaires de la ville de Katmandou.
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Pashupatinath |
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Pashupatinath, est le temple hindou le plus important
du Népal. De nombreux pèlerins y affluent dont un grand nombre de sadhus. Le site est animé à toute
heure du jour. Les berges de la rivière Bagmati à Pashupatinath
constituent l'endroit de prédilection pour l'incinération des
hindouistes. Aussi, des cérémonies de crémation s'y déroulent à tous les
jours. |
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Construit au bord de la rivière Bagmati, la plus
sacrée des rivières au Népal, Pashupatinath étonne le visiteur
occidental. Le temple au toit d’or, maison du dieu Shiva, n’est pas
accessible aux non-hindous. Shiva, prend ici la forme paisible et
bienveillante de Pashupati, le gardien du troupeau, le rassembleur des
âmes, celui qui veille sur le royaume du Népal. Un pont permet de
traverser la rivière et d’accéder à un long escalier bordé de plusieurs
chaitya (chapelles) en grosses pierres grises.
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Assis autour des chaitya, des sadhus
méditent, indifférents à la foule. Ils ont choisi la voie du renoncement
qui les fera errer de lieux saints en lieux saints, dans une longue
quête pour s’affranchir de tout attachement. D’autres, à moitié nus et
couverts de cendres, tendent la main pour obtenir une aumône. Shiva est
aussi le dieu aux cheveux ébouriffés, le dieu honteux de l’hindouisme.
Ses fidèles se laissent pousser les cheveux et s’enduisent le visage de
teinture ou recouvrent leur corps de cendres pour marquer leur
allégeance au dieu rebelle. |
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L’escalier aux larges marches donne sur un vaste
promontoire offrant une vue en plongée sur les ghâts de crémation
de l’autre côté de la rivière. Un mort, enveloppé dans un linceul,
repose par terre près d'un bûcher funéraire. À quelques dizaines de
mètres de là, des enfants jouent au ballon sans se soucier de la
cérémonie qui se prépare. Des membres de la famille font trois fois le
tour du bûcher en portant le corps. Ils le déposent ensuite sur le
bûcher et le recouvrent de paille. Le feu est allumé près de la bouche.
Le corps s'embrase. |
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La famille reste
là pendant un moment puis descend à la rivière pour le bain rituel
purificateur. Le mort brûlera lentement et ses cendres seront jetées à
la rivière. À la manière des chercheurs d’or, un homme en pagne fouille
le lit de la rivière avec une grande assiette. Des fleurs mortuaires
sont emportées doucement par le courant. De chaque côté de la rivière,
la foule des fidèles déambule à travers les vendeurs de fleurs, les
sadhus, les mendiants ,les chiens et les singes agités se disputant pour
quelques morceaux de nourriture. |
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Pashupatinath, ce haut lieu de culte hindouiste
est, à l’image du Népal lui-même, lieu de contrastes : la vie côtoyant
la mort, l'activité mercantile des vendeurs de babioles suppliant des
fidèles venus de partout pour se recueillir dans ce lieu de prières béni
d’entre tous, l’enfant jouant au ballon près de l’ancêtre qui s’éteint,
des ghâts pour les gens des hautes castes jouxtant ceux destinés aux
gens impurs des basses castes, des renonçants en quête de sainteté parmi
des mendiants déguisés en saints hommes, des femmes enveloppées dans
leurs luxueux saris parmi des hommes presque nus barbouillés de cendres,
le brahmane se recueillant avant d’officier à une cérémonie à quelques
pas des touristes voyeurs surpris par tant d’étrangeté.
Et malgré toute l’animation de ce lieu saint, les mouvements et les
bruits feutrés donnent à cette immense place, une ambiance paisible
empreinte à la fois de ferveur religieuse, de respect, de tristesse et
de joie… car mourir au Népal, c’est aussi renaître !
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Swayambunath
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Swayambhunath avec l'important stupa de Bodnath
à l'est, est un des plus anciens et le plus saint des sites bouddhistes
de Katmandou. Il est situé sur une colline surplombant la ville à
l'ouest de Katmandou.
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Swayambhunath, est parmi les plus anciens sites
religieux du Népal. Le temple a été fondé vers le commencement du
cinquième siècle.
L'histoire du site lui-même remonte apparemment à longtemps avant
l'arrivée du bouddhisme dans la vallée de Katmandou. Bien que le site soit considéré comme bouddhiste, le lieu est révéré par
les bouddhistes et les hindous.
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Le trekking
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Au départ de Katmandu, après une liaison
chaotique en bus , nous rejoignons le « Shivapuri National Park » et
le village de Kakani, accompagnés de notre guide , de trois sherpas, de
5 cuisiniers et de 10 porteurs
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L’intendance est prévue pour que
nous soyons en autonomie pendant toute la durée du trek, ce qui
justifie une équipe si nombreuse.
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A peine débarqués du bus, les
porteurs se mettent rapidement en marche pour installer un peu
plus loin notre
premier campement . |
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Les porteurs népalais sont souvent les acteurs
principaux d'un trekking. Sans eux, le trekking en Himalaya du Népal ne
serait accessible qu'à un petit nombre de trekkeurs.
Pour la plupart paysans pratiquant de façon saisonnière un métier de la
montagne, les porteurs appartiennent à différentes ethnies (Tamang, Rai,
Gurung) et proviennent de diverses régions. Durant les saisons de
trekking, ils s'empressent de quitter temporairement leur terre pour
gagner le revenu d'appoint dont ils ont besoin pour faire vivre leur
famille.
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Le Parc national de Shivapuri Nagarjun ,réalisé en
2002, est le neuvième parc national du Népal .
Il est situé dans une région de collines de la partie nord de la vallée
de Katmandou. Il prend son nom d’après le mont Shivapuri qui culmine à 2
732 mètres d’altitude . Le parc couvre une superficie de 159 km2.
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Plusieurs enquêtes ont été menées
pour déterminer la diversité de la faune dans cette zone protégée.
le léopard indien, le
chat de jungle, l'ours à collier du Tibet ont été identifiés. Les ornithologues ont enregistré 318 espèces d'oiseaux.
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La journée s’achève et le jour
se couche sur la chaîne himalayenne qui borde l’horizon de notre
premier bivouac.
Octobre et novembre sont les moments
idéaux pour organiser un trekking. La température n'est ni trop froide ni trop
chaude dans les montagnes. Mais le ciel est souvent clair.
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Le soir, au hasard d’une promenade
improvisée dans le village de Kakani , nous sommes invités à une
fête bouddhiste.
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Dans la foulée des mesures pro-démocratiques
prises par le Gouvernement transitoire constitué en avril 2006, le Népal
a perdu son étiquette de seul pays officiellement hindouiste au monde à
la suite de la promulgation d'une loi sécularisant l'État népalais.
Selon le recensement effectué en 2001, 80,6% de la population était
alors hindouiste. Le bouddhisme, seconde religion en importance,
rejoignait 10,7% de la population.
L'hindouisme est principalement répandu dans les basses terres et les
Moyennes montagnes. Le bouddhisme, très présent dans la vallée de
Katmandou et dans les Moyennes montagnes, prédomine dans l'ensemble du
haut Himalaya népalais. La ferveur religieuse manifestée par les
populations tant hindouistes que bouddhistes constitue un trait dominant
de la société népalaise.
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Entre Brahma et Bouddha
Au Népal, l'hindouisme, souvent qualifié d'himalayen, a emprunté
plusieurs éléments au bouddhisme tantrique. De même, le bouddhisme
tantrique a puisé dans les tantras hindous, plusieurs des éléments de sa
doctrine. Ces deux religions, dans leur forme himalayenne, ont de plus
incorporé de nombreuses croyances animistes et des pratiques chamanistes
de l'ancienne religion pratiquée au Tibet avant l'introduction du
bouddhisme.
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Ce vieux fond religieux se manifeste
notamment lors des nombreuses fêtes du calendrier népalais, alors que
les populations font appel à des rites complexes pour exhorter leurs
dieux à intervenir afin que les récoltes soient bonnes. Il se manifeste
aussi dans les croyances animistes de certaines populations bouddhistes
du haut Himalaya qui attribuent une âme et un pouvoir aux éléments
naturels et vénèrent les dieux et les esprits habitant les cours d’eau,
les montagnes, les cols. Craignant les mauvais esprits, ils font appel à
des chamans pour conjurer le mal et guérir les malades.
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Mixité des pratiques religieuses
Aussi, il n'est guère surprenant que l'hindouisme des Newars soit
fortement teinté par les croyances et les cultes bouddhistes de leur
religion originelle. Pareillement, on comprend mieux que plusieurs fêtes
religieuses au Népal soient célébrées tant par la communauté hindouiste
que bouddhiste. Qu'un même prêtre, en certaines occasions, puisse
officier autant à une cérémonie hindouiste que bouddhiste. Cette
interpénétration des croyances explique aussi, du moins partiellement,
la relative facilité de l'hindouisation de plusieurs ethnies
tibéto-népalaises bouddhistes vivant dans les Moyennes montagnes.
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Etape de Kakani à Shivapuri
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Comme un escalier menant au toit du monde,
s'élève au sud de l'Asie, l'Himalaya, un ensemble de chaînes de
montagnes parallèles de plus de 2 500 km de long sur 250 à 400 km de
large, formant un arc de cercle orienté est-ouest qui sépare le haut
plateau du Tibet, au nord, de la plaine alluviale indo-gangétique, au
sud. L'Himalaya s'étire entre la vallée du fleuve Indus à l’ouest, et
celle du fleuve Brahmapoutre à l’est. Couvrant une aire estimée à 600
000 km², il se raccorde à la chaîne du Karakoram à l'ouest, et aux
chaînes birmanes à l'est. Le versant sud de l’Himalaya coiffent le nord
de l'Inde, le Népal et le Bhoutan. Son versant nord vient border le haut
plateau du Tibet (Chine). Cette vaste zone constitue l'aire himalayenne.
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L'alimentation en trekking est
importante. Prendre un solide petit déjeuner
est indispensable avant de débuter la marche. Notre équipe de cuisiniers
y veillera, très professionnellement, chaque matin .
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Premiers pas pour Priscille et un dernier
regard sur la vallée de Katmandu que nous allons quitter pour rejoindre le versant
Nord qui nous permettra de contempler la chaîne Himalayenne.
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Les Sadhus locaux savent
choisir leur lieux d'ermitage, manifestement nettement moins austère que
nous aurions pu l'imaginer .
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Le passage d'un petit col boisé nous permet enfin
d'apercevoir les montagnes pour lesquelles nous sommes aussi venus
Marcher au Népal.
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La formation des montagnes
Lorsque deux plaques continentales constituées de roches de même densité
entrent en collision, la poussée qu'elles exercent l'une sur l'autre et
la pression qui en résulte ne peuvent se résorber que par le plissement
de l'écorce terrestre (épaississement de la croûte) ou l'enfoncement de
l'une des plaques sous l'autre, qui a pour effet de soulever la croûte
terrestre. Les deux phénomènes ont pour résultat l'émergence d'une
chaîne de montagnes. Lorsqu'une plaque océanique, constituée de matière
dense entre en collision avec une plaque continentale constituée de
matière moins dense, elle s'enfonce sous la plaque continentale tout en
la soulevant (zone de subduction). Ce phénomène est aussi à l'origine
d'une chaîne de montagnes.
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¨
Pose déjeuner pour Denise et Priscille heureuses de se
retrouver après un petit malentendu sur le bon chemin à suivre dans la
matinée. Il faut parfois un peu de temps avant qu'un groupe trouve son
unité.
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Se situant à la jonction d’aires climatiques
distinctes, le Népal bénéficie d’une grande diversité d'espèces animales
et végétales. Ses zones climatiques tantôt de type tropical ou tempéré,
tantôt de type alpin, engendrent une grande variété d'écosystèmes. On y
trouve des espèces typiques tant de l’Europe et du nord de l'Asie que de
l’Inde et du sud-est asiatique. Plus de 6 500 espèces d’arbres et de
fleurs y ont été dénombrées.
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Le climat du
Népal varie beaucoup selon les régions et les saisons. La latitude du
pays est environ équivalente à celle de la Floride, ce qui lui donne
droit à un climat tropical et subtropical similaire existant dans la
région du Teraï. Toutefois, en dehors du Teraï, le climat est totalement
distinct. Les différences remarquables dans les conditions climatiques
sont généralement liées à l'énorme gamme d'altitude au sein d’une courte
distance, du nord au sud. La présence de la tendance est-ouest et les
massifs de l'Himalaya au nord, tout comme l'altération des saisons de
mousson humide et sèche contribuent également beaucoup à des variations
climatiques locales.
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La
saison post mousson débute par une lente retraite de la mousson. Cette
retraite amène à la disparition presque complète de l'air humide vers la
mi-octobre, inaugurant ainsi un nouvel air frais, clair, un temps sec,
ainsi que la période la plus détendue et joviale du Népal. À cette
époque de l’année, la récolte est terminée et les gens arborent une
humeur festive, célébrant la fin des récoltes.
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Le Népal est une société patriarcale où,
d'une manière générale, les femmes sont subordonnées aux hommes. À la
campagne, le soin des bêtes et les travaux aux champs s'ajoutent aux
corvées ménagères. À la montagne, elles travaillent encore plus dur
parce que tout est plus loin, plus haut.
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Un large sourire et le respectueux " Namasté " *
traditionnel permettront, le temps de ce fugace croisement des chemins
de chacune, une rencontre improbable entre deux statuts de la femme bien différents.
* "Namasté" est une salutation largement utilisée en Inde ou au Népal et
qui est souvent traduite par « je salue le divin qui est en vous » .Namasté
est communément employé pour dire bonjour et au revoir. Selon la
tradition, avec les mains jointes à plat au-dessus de la tête, on salue
Dieu ; avec les mains devant le visage, on salue le guide spirituel ou
Guru, et avec les mains devant la poitrine, on salue nos semblables.
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Très attentive à la nature, Priscille
va s'avérer, pendant toute la durée du trekking, une excellente et
précieuse lectrice
et interprète de cartes .
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Deux fois par mois au minimum , ces femmes
gravissent les pentes abruptes des colline boisées pour réaliser
une corvée collective de bois .Les fagots d'épais rondins sont
soigneusement calibrés et
assemblés avec soins à l'aide de lianes de bambou.
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Tout comme Thierry qui sans aucune simulation
tente de soupeser le fardeau , nous avons été unanimement
et franchement impressionnés par le poids du fagot si difficile à
arracher du sol.
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Cette charge portée par ces petites femmes ne
peut que laisser Francine, elle aussi, dubitative .
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Un peu plus haut dans la pente, nous croisons
cet autre
groupe de femmes qui se reposent en bavardant, le temps de
récupérer, avant de reprendre la descente abrupte, le dos courbés
sous les lourdes charges .
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Néanmoins cette tâche exténuante n'entame pas la
bonne humeur et la gentillesse de ces paysannes qui préparées dés leur plus
jeune âge aux rudes travaux imposés par la vie en montagne .
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Notre objectif d'atteindre le col ce soir ne sera
pas atteint , car nos porteurs très fatigués ont pris
du retard à la fois à cause de notre erreur de
navigation de la matinée et de la longueur de l'étape due aux forts
dénivelés de cette fin de journée.
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La décision de notre guide d'interrompre notre
ascension et de camper à cet endroit est tout à fait judicieuse.En attendant les porteurs , nous profiterons des
dernières lueurs du jour pour installer le campement dans de
bonnes conditions, mais aussi et surtout pour organiser un atelier de
stretching indispensable pour éviter les courbatures du lendemain.
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Les pastilles de "Micropur" prévues dans la liste
de matériel , seront parfaites pour désinfecter l'eau, puisée
directement à la rivière, indispensable à la
préparation du repas et des boissons ce soir.
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Étape de Shivapuri à Chisopani
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Malgré la forte humidité ambiante du sous-bois,
la nuit s'est avérée douce et agréable pour l'ensemble du groupe. Grâce à la séance de streching d'hier soir , au grand étonnement de
certain(e)s, les courbatures redoutées ne sont, heureusement, pas au
rendez-vous.
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A peine réchauffés au coin du feu, quelques
bouchées de Dal bath* avalées hâtivement et nos porteurs s'activent déjà à ficeler
, tant bien que mal, leurs inconfortables paquetages pour
s'élancer en tête de la caravane afin de prendre un
peu d'avance sur le reste du groupe qui plus léger, ne manquera pas de
les dépasser un peu plus loin
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*Le Dal Bhat,
littéralement « Riz aux lentilles » est le plat emblématique
du Népal .Il est composé de riz blanc (bhat) et d'un bol de
soupe aux lentilles (dal). Les femmes le préparent dès 5
heures du matin. On le mange tous les jours, 2 fois par jour
vers 11h00 et vers 17h00. Il est agrémenté d'un curry de
légumes (tarkari) et parfois d'un mélange d'ingrédients
épicés (achards). La viande étant peu accessible et non
traditionnelle, il est généralement végétarien. Les
protéines présentes dans les lentilles en font toutefois un
plat équilibré.On le mange avec la main droite sans
couverts. Il est toujours servi à volonté, et on ne peut pas
refuser de se faire resservir au moins une fois même si on
n'a plus faim.
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Dés les premiers pas, sans le moindre échauffement musculaire et
cardio-respiratoire, nous retrouvons la pente telle que nous
l'avons laissée hier soir. Cet exercice violent n'est pas des plus propices à la digestion de l'omelette et du porridge de notre petit déjeuner.
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La végétation est luxuriante et ne dépayse pas
vraiment nos amies mauriciennes habituées à la générosité des climats
tropicaux. Priscille a trouvé une orchidée dont la caractéristique
est de se développer sur des troncs d'arbres.
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La piste se fait étroite et nous devons tracer
notre chemin sous la caresse légère de jeunes feuilles de bambou.
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Nous retrouvons des traces de civilisation en
croisant ce chemin , fait d'escaliers de pierres
régulièrement taillées et parfaitement assemblées, qui vient de Katmandu
et relie le sommet du col. Cette voie historique était destinée à
faciliter la tâche des porteurs en route vers le Tibet.
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Il est unanimement admis qu’il n’est
pas courtois de parler de l’âge des dames. Et pourtant c’est d’un grand
compliment dont il s’agit en évoquant les 72 ans de Denise!
Bravo Denise !
Bravo pour cette belle leçon de
courage, d’opiniâtreté, d’humilité et d’élégance , que tu nous a donnée
tout au long de cette marche ! Ton image de marcheuse déterminée sera pour beaucoup
d’entre-nous un exemple , qui nous invitera certainement à tenter atteindre
cet âge avec la même condition
physique et le même enthousiasme que toi .
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Les escaliers se succèdent inlassablement et la cadence
régulière de nos petits pas humblement mesurés pour ne pas nous
essouffler , agit comme un mantra sur l'état de nos consciences.
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Enfin le sommet du col ! Une vue magnifique sur l 'Himalaya
est au rendez-vous à la première inflexion du chemin !
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Nous avons bien mérité de jouer aux touristes le
temps d'une photo.
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Surtout ne pas se refroidir! Il faut donc
reprendre rapidement le chemin, cette fois en descente glissante, dans une nature
toujours aussi luxuriante et variée .
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Nous retrouvons une piste à jeeps et à camions qui
nous mènera, à flanc de colline et sans grands efforts, à Chisopani.Mais
avant cela , l'équipe des porteurs et des cuisiniers,qui nous
précédaient, à déjà établi un campement provisoire pour le lunch de midi
. Nous sommes attendus plateau en main , avec un curieux jus d'orange
chaud auquel nous finirons par prendre goût au fur et à mesure de la
randonnées.
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La vue de la "salle à manger" est parfaite, et
les cuisines se sont installées, sans complexe, au milieu de la piste
qui, avouons-le, n'est pas très fréquentée par les engins motorisés.
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Nous reprenons notre chemin l'après-midi en
marchant en silence à distances les uns des autres. Il s'agit d'une
technique méditative appelée "marche chamanique" .
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Le principe de cette technique est très
simple et basée sur la "Synchronicité"*.
Il s'agit de formuler une question, qui vous
concerne à ce moment précis de votre existence,et de l'adresser à la
nature .Ensuite il suffit de vous mettre en marche en tentant de " lâcher
prise" (sans trop attendre une réponse), tout en étant néanmoins
attentif aux différents évènements et signes que le chemin vous
fera rencontrer et qui seront éventuellement interprétés comme
signifiants .
*Dans la psychologie analytique
développée par le psychiatre et psychanalyste suisse Carl Gustav
Jung la Synchronicité est l'occurrence simultanée d'au moins deux
événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont
l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit.
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La "marche chamanique" est terminée et
celles et ceux qui veulent témoigner de leur expérience au groupe sont
invités faire le récit de leur "voyage". Mais personne n'est évidemment
obligé de se soumettre à ce récit parfois très personnel.
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Nous décidons de terminer cette étape en groupe
etv au détour d'un lacet du chemin , Chisopani nous apparaît comme dans un dessin
de Cosey.
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Une sympathique "auberge-épicererie",
idéalement située face aux montagnes, accueillera nos tentes pour cette
nuit sur les terrasses en contrebas et notre cuisine sera improvisée dans un local
adjacent. Auberge d'autant plus accueillante que nous y trouverons les
premières bières fraîches de notre trek. Nous aurons le choix entre la " Tuborg ", la " San Miguel " et " l'Everest " , toutes trois
conditionnées en confortables grands formats et brassées au Népal.
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A proximité des montagnes, la luminosité et la
température tombent très vite. Après le souper et une brève soirée , nous
laisserons nos places, au chaud à l'auberge, à notre équipe de sherpas
et de porteurs avant de regagner le confort de nos duvets .
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Étape de Chisopani à
Nagarkot |
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Notre campement est idéalement situé sur ces
terrasses pour que nous puissions profiter d'un inoubliable lever
de soleil sur la chaîne himalayenne tout en restant agréablement blottis
dans nos sacs de couchage.
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Mais le farniente ne dure généralement qu'un
temps fort bref lors des randonnées en montagne, car très
rapidement il faut se soumettre à l'indispensable rituel du lever
et du re-empaquetage de l' équipement . Car une fois de plus, l
'étape sera longue aujourd'hui, environ 7 heures de marche que nous
devrons couvrir avant la tombée du jour tout en veillant à respecter le
rythme de nos porteurs.
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Cette
étape doit nous mener à Nagarkot qui se situe à l’est de la vallée de
Katmandu et qui est l’un des spots où l’on peut apercevoir les plus
hauts sommets du monde, notamment la chaîne enneigée de l’Everest.
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Nous sommes au troisième jour de notre randonnée et les
porteurs marquent déjà , en ce tout débit de journée, quelques signes de fatigue.
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Nous changeons de versant pour emprunter un sentier ombrageux et humide propice au
développement d'une abondante végétation très riche en formes et
en couleurs.
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La pente , le revêtement du chemin et la saturation en
humidité de l'atmosphère ralentissent le rythme de notre progression .
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Le paysage se dégage pour laisser la place à des
cultures en terrasses et à des fermes .
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Nous profitons de l'hospitalité de l'une de ces
fermes Newar pour organiser notre halte de midi.
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La mise en valeur de la montagne autour de la
vallée de Katmandou repose sur de fortes contraintes : fortes pentes et
froid hivernal notamment. C'est pour cela que les versants sont aménagés
en terrasses et que les cultures se succèdent en fonction des saisons :
riz, pomme de terre, colza, choux, etc... La production est plutôt
variée. S'y associent divers élevages : ovins, caprins, bovins, bubalins
; les yacks sont plus haut.
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La plupart des habitations
construites dans les villages que nous avons rencontrés durant notre
trekking sont faites avec des matériaux que les habitants
peuvent trouver dans leur environnement tels que bois, terre et paille.
Curieusement pour nous les occidentaux, avoir sur sa maison un toit en
tôles est un rêve pour tous les népalais qui vivent sous des toits en
chaume. Un toit en tôle, c’est l’étanchéité absolue, c’est l’absence de
travaux d’entretien pendant des décennies. Un toit en chaume c’est le
risque d’incendie, les gouttières, les travaux de réparation incessants
et surtout la présence permanente d’une vermine variée, de rats… qui
viennent y loger.
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La gentillesse des népalais n’est
pas une légende et donne vraiment envie de découvrir un peu plus encore
ce pays.
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Lors de la traversée des villages,
notre présence ne semble nullement déranger les habitants, qui après les
salutations d'usage, retournent vaquer tranquillement à
leurs occupations habituelles sans se soucier de nous.
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Nous retrouvons la future route en
construction,toujours à l'état de pistre, qui mène à Nagarkot.
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Il est difficile de se déplacer en montagne, d'y
cultiver la terre et d'y bâtir maison. Le sol est instable. Les homme
doivent déployer une énergie considérable pour y créer un milieu de vie
capable d'assurer leur subsistance. Ils doivent composer avec les effets
des glissements de terrain, des avalanches, du gel, du vent et de la
forte pluviosité, ou à l’inverse, de la grande aridité du sol selon
l'orientation des versants. Au Népal, ils ont construit des terrasses
dans le flanc des montagnes pour pouvoir cultiver la terre. Celle-ci
ayant tendance à glisser sur la pente sous l’effet de la pluie et du
vent, ils ont dû ériger des murets pour la retenir. Ces ouvrages
nécessitent un entretien constant.
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Au Népal, l'habitat rural n'est pas
considéré comme un patrimoine au delà de la famille qui y vit. Donc
personne ne voit l'intérêt de le protéger ; on considère qu'il y a des
choses plus graves. Les termes d'écomusée ou de musée de l'habitat
sont d'ailleurs inconnus ici. . Des merveilles vont se perdent
pour les générations futures
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L'entrée des villages est souvent marquée par un
enchevêtrement de longues perches qui servent aussi,la plupart du temps,
de balançoires aux enfants.
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Ces montagnes sont
intimement liées à l'histoire de l'humanité. Si, pour certaines
populations, elles ont constitué un obstacle, pour d'autres, elles ont
servi de refuge. Cependant, partout et depuis toujours, elles
représentent un défi. Les hommes ont dû redoubler d'ardeur pour arriver
à s'y installer et à y vivre.
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Il ne s'agit pas déjà des faubourgs de
Nagarkot même si la circulation sur la piste
s'amplifie et rend notre progression plus dangereuse à l'approche
du village de Jarsingpauwa.
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Nos porteurs sont fatigués et la
sagesse et le respect de ces hommes voudront que nous renoncions au projet d'arriver ce soir à Nagarkot
pour trouver un lieu de campement à la sortie du village.
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Les Newars habitent
principalement la vallée de Katmandou. Des petites communautés newars
sont dispersées à travers le Népal dans tous les centres de commerce.
Leur population se chiffre à environ 1,2 millions de personnes
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Une auberge en bois récemment construite au bord de la future route vers Nagarkot fera parfaitement l'affaire ce
soir pour organiser notre campement .
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Ce soir l'ambiance sera résolument "Châlet"
même si la soupe et les "Momos tibétains" remplacent la fondue.
La recette des « Momos
Tibétains »
Raviolis fourrés à la viande et aux légumes, servis bouillis ou frits.
4 personnes en entrée, 2 personnes en plat principal
La pâte
300 gr de farine
1 verre d'eau moyen
1 cc de bicarbonate de sodium
La garniture
250 gr d'épinards frais
1 oignon
1 gousse d'ail
1 cc de gingembre en poudre
1 cc de sel
2 cs d'huile.
Préparation
-Versez la farine dans une grande jatte
-Versez le verre d'eau, ajoutez la levure et mélangez.
-Quand cela a l'aspect d'une pâte, pétrir pendant 5 minutes au minimum.
Plus la pâte sera pétrie, plus les momos seront légers.
-Enfermez la pâte dans un sac en plastique et laissez reposer 20
minutes.
-Hachez (pas trop fin) les épinards, l'oignon et la gousse d'ail
-Mélangez dans un bol en ajoutant le gingembre et 1 cuillères à café de
sel.
-Bien remuer les légumes, chassez l'eau des épinards en pressant le
mélange sur les bord.
Faites le en plusieurs fois car l'eau se reforme après quelques minutes
-Au dernier moment, ajouter 2 cuillères à soupe d'huile.
-Une fois reposée, prendre la pâte et former un boudin de 3 cm de
diamètre.
-Coupez des tranches de 2 à 3 cm de large, vous devez obtenir 20
morceaux.
Votre 1er momo ne peut qu'être raté même si vous êtes un petit génie de
la cuisine exotique ayant du sang tibétain coulant dans vos veines :
entraînez vous avec un morceau de pâte, sans garniture pour l'instant.
-Saupoudrez le plan de travail de farine.
-Faites d'abord une petite boule de la pâte, puis aplatissez la en forme
de galet entre vos paumes de main.
-Avec le rouleau, aplatissez d'abord la pâte uniformément, puis affinez
les bords.
Pour cela, tenez un bord de la pâte élevé et utilisez le rouleau sur
l'autre partie toujours horizontale.
Un renflement au centre doit persister, ce sera la base du momo qui doit
être plus solide.
-Faites tout le tour comme cela : la pâte devrait se mettre en forme de
coque tout doucement. Sinon, ce n’est pas un drame.
Cuisson
-Versez 1 litre d'eau dans une cocotte minute et portez à ébullition.
-Huilez la grille adaptée à la cocotte et disposez les momos sans qu'ils
se touchent.
-Les momos doivent cuire à la vapeur pendant env. 10 minutes.
-Bloquez la grille au-dessus de l'eau bouillante, fermez le couvercle
sans mettre sous pression.
-On peut manger les momos avec de la sauce tomate ou de la sauce de
soja.
-Pour des momos au poulet, on remplace les épinards hachés par du blanc
de poulet haché. -Il faut par contre les faire cuire 15 minutes.-On peut
aussi remplacer les épinards par du chou blanc, ou faire moitié-moitié.
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Les estomacs bien callés par les ""momos
tibétains" et la pleine lune voilée par les nuages seront propices aux
rêves.
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La bonne humeur et les récits oniriques sont au
rendez-vous de ce matin dans une ambiance un peu boys scouts.
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Nous sommes déjà au quatrième jour de notre
randonnée et les courbatures sont derrière nous, c'est donc d'un pas de
plus en plus léger que nous quittons notre campement
improvisé avec l'espoir de rejoindre le belvédère de Nagarkot pour y contempler la
chaîne de l'Everest.
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Les rizières , les champs en terrasses , et les
jolies maisons multicolores se succèdent tout au long du chemin.
Magnifiques images de plus en en plus voilées par une brume qui
s'épaissit au fur et à mesure que nous nous élevons en altitude.
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Curieusement, loin de nous déplaire , cette
brume épaisse tisse une ambiance presque mystérieuse qui nous
évoque l'atmosphère très particulière de certaines estampes asiatiques .
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Malgré une alphabétisation qui va croissante, certains enfants apprennent encore,
très jeunes, à porter des fardeaux, de plus en plus lourds, afin de
fortifier progressivement la musculature du cou qui permettra ensuite à
l'âge adulte de transporter des charges
inimaginables pour nos morphologies occidentales sédentarisées.
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Un petit chemin empierré en forte pente nous
permet de pénétrer dans Nagarkot en évitant la route.
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Nagarkot est l'endroit le plus haut
de la vallée de Katmandou (2 200 m
d'altitude) et le seul endroit de la vallée d'où l'on peut voir la
chaîne de l'Everest en période de mousson. Malheureusement,mais même à cette période
de l'année ou
nous avions le plus de chance d’avoir un ciel dégagé, notre rendez-vous
est manqué avec la chaîne himalayenne.
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Nous devrons donc nous contenter d'imaginer les
montagnes enneigées grâce à cette table d'orientation .
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Étape de Nagarkot à
Dhulikhel |
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Nagarkot est un haut lieu
touristique de la vallée de Katmandu. Les hôtels (parfois luxueux), les
échoppes de souvenirs et les commerces s'y accumulent dans une
joyeuse anarchie urbanistique à laquelle nous commençons à nous
habituer.
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Néanmoins, ce sera avec plaisir que nous
quitterons l'agitation urbaine de Nagarkot pour retrouver la
campagne et l'apaisement que nous procurent les
harmonieuses lignes courbes des terrasses qui ont été tracées avec
patience et opiniâtreté par des générations de solides
cultivateurs Newars.
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Le portage humain est le seul moyen de transport possible sur
la plupart des chemins étroits du Népal. En l'absence d'infrastructures
de transport suffisantes, une grande partie de la vie de relation au
Népal s'effectue grâce à un dense réseau de sentiers. Dans les montagnes
du pays qui couvrent les deux tiers du territoire, les marchandises se
transportent toujours à dos d'hommes, donnant naissance à une activité
salariée de portage à gage, qui s'inscrit dans la pluriactivité
montagnarde. Cependant, depuis une trentaine d'années, le tourisme de
trekking a superposé ses propres itinéraires au réseau des chemins et
offert de nouveaux emplois de portage aux paysanneries himalayennes. La
dynamique économique et sociale induite par cette activité contribue à
une nouvelle structuration de l'espace à l'échelle du pays.
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Une belle volée d'escaliers nous attend ! Il va
falloir raccourcir le pas et bien veiller à ne pas dépasser son seuil
d'endurance aérobie*.
*Le seuil aérobie correspond à un rythme d'endurance que
l'on peut soutenir très facilement durant plusieurs heures, lorsque
organisme se trouve en équilibre d'oxygène et ne produit que très peu
d'acide lactique . Cette allure est confortable, elle se situe à 70 % de
la fréquence cardiaque maximale. Pour simplifier, c'est l'allure que
l’on peut soutenir durant plusieurs heures.
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Tout le monde semble avoir bien géré cette
solide grimpette et une soupe chinoise aux nouilles nous attends dans ce
sympathique cabanon,très bien tenu par quelques jeunes qui tentent
d'améliorer leur quotidien avec ce petit commerce.
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Il faudra maintenant redescendre l'équivalent de
dénivelé négatif que nous venons de grimper, soumettre notre musculature à
un tout autre exercice et nos articulations des genoux à des contraintes
parfois beaucoup plus pénibles
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La dimension religieuse et spirituelle est
omniprésente ,même au fin fond des campagnes, et fait partie tout
naturellement du quotidien de tous, petits et grands.
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La brume continue à envelopper notre étape d'un
charme très particulier.
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Afin de raccourcir un peu le chemin, notre guide
décide de couper à travers les villages et les habitations, ce qui nous
permettra de découvrir de très près l'organisation des maisons, des
fermes et des jardins.
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L'agropastoralisme est le mode de vie le plus
répandu dans les grandes régions montagneuses du globe. En basses et
moyennes montagnes, on pratique la culture en terrasses et l'élevage du
mouton et de la chèvre. En plus haute altitude, l'élevage devient le
principal moyen de subsistance tandis que les cultures se limitent à
quelques céréales nordiques et quelques variétés de légumes. L'élevage
revêt plusieurs formes.
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La (très) longue étape se clôture à la tombée de la nuit à Dhulikhel.
Nos porteurs sont encore bien loin derrière nous sur le chemin et il ne
faut pas espérer pouvoir monter le camp de si tôt. Nous nous réfugions
dans un établissement digne d'un roman d'aventure ou d'un polar exotique à 5 sous . Les murs de
la gargote sont tapissés d'affiches de cinéma issues de "Bollywood", la bière
est fraîche et les "momos tibétains" sont excellents malgré
l'aspect crasseux de la cuisine. Quant aux patrons de
l'établissement et aux consommateur , comme toujours au Népal, ils ne se
départissent ni de leurs sourires ni de leur serviabilité.
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L'ambiance de notre groupe et de notre équipe
est à son comble dans ce lieu insolite et franchement jubilatoire.
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Comme dans les fables " Tout est bien
qui fini bien!". Les porteurs sont enfin arrivés et nos clôturerons
cette journée particulièrement dense en efforts et en sensations par
l'habituelle soirée aux chandelles. Ce soir notre conversation tournera
autour des porteurs et de l'équipe des 5 cuisiniers qui nous
impressionnent vraiment par leur énergie d'avoir été encore capable de
préparer notre excellent repas après cette rude journée .
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Étape de Dhulikhel à Panauti |
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Le beau temps n'est pas franchement au
rendez-vous ce matin. Nous recevons la visite de voisins manifestement intrigués par notre groupe et peut-être aussi
par nos accoutrements de trekkeurs dans ce pays où les
porteurs se contentent d'un équipement des plus sommaires et de
chaussures des plus rudimentaires pour transporter des charges énormes,
sur de longues distances, à des altitudes impressionnantes.
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Dhulikhel fut connu sous le nom bouddhique «
Shrikhandapur ». Ce village typique newar est situé à l’est de la vallée
de Banepa près de villages Tamang, à 30 km de Kathmandu. Il est réputé
pour son point de vue donnant sur les sommets enneigés de l'Himalaya, ou
ses couchers et levers de soleil derrière les monts Langtang ou de
l’Everest.
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Les premières impressions peuvent s'avérer
trompeuses. L'architecture de Dhulikhel peut apparaître à première vue
sinistre,mais les habitants sont accueillants et au fil de notre
"trek urbain" le village,ce matin, dévoilera peu a peu ses charmes
et son ambiance singulière.
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A Dhulikhel quelques stûpas sont mêlés à
des temples hindous dédiés à Bhairava, Siddhi, Shivi, Narayana…
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Nous quittons les hauteurs de Dhulikhel sous
l'oeil bienveillant et serein de Bouddha pour entreprendre la marche qui nous permettra de rallier le temple de Namobuddha.
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Le chemin est agrémenté par la traversée de
plusieurs villages, ce qui nous permets
de faire plusieurs rencontre et de converser avec les habitants souvent
désoeuvrés .
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Bien que
l’on puisse se laisser transporter par les paysages, il est essentiel
de se rappeler d’éviter la déshydratation en randonnée, car comme dans
toute autre activité sportive elle amène des effets dommageables dont la
diminution de la capacité physique.
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Un fin crachin qui nous a obligé à
sortir les vestes et les capes de pluie mais la température est
agréable.
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Ayant côtoyé la population
Newar pendant plus de 25 ans, Gérard Toffin (1996) a effectué des études
ethnologiques très poussées sur cette société. Voici comment il décrit
la société traditionnelle newar.
« C’est une société repliée sur elle-même, volontiers
secrète, compartimentée en une multitude de cellules jalouses de leur
autonomie. Tout dans les vieilles agglomérations de la vallée de
Katmandou respire la crainte et la méfiance. Chaque ville, chaque
village, chaque caste constitue un monde clos et prend plaisir à
souligner ses spécificités… Tout ce qui vient de l’extérieur leur est a
priori suspect, jaugé avec une certaine circonspection… Ce besoin de
fermeture, lié à des hiérarchies solides reposant sur des lois
invariables résistera-t-il aux changements récents ? »
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La piste boueuse est jonchée détritus et d'emballages
divers.
Il y a 50 ans, personne ne parlait au
Népal de sauvegarde du patrimoine naturel, de protection de
la faune et de la flore, ni de pollution. Du fait de
l'augmentation des trekking et des expéditions, certains
camps de base s'étaient transformés au fil des années en
véritable décharge publique : boîtes de conserves , tentes
déchirées, bouteilles d'oxygène et autres détritus
jonchaient le sol. La prise de conscience en occident et la
réglementation népalaise ont bien amélioré les choses. Les
trekking et expéditions ont maintenant l'obligation de
ramener leurs déchets à Katmandu pour pouvoir récupérer la
taxe versée à cet effet. Mais...?
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Nous prenons un peu de repos à la terrasse
l'auberge d'un sympathique petit village blotti sous le site sacré du temple de Namobudda.
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Namobouddha est un centre religieux important.
La légende dit que bouddha durant
son pèlerinage, se donna en pâture en ce lieu a une tigresse affamée
incapable de nourrir ses petits.
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Preuve de la grande
tolérance des bouddhistes, l’accès aux cérémonies est tout
à fait libre, à condition de se déchausser et de ne pas faire de
photographies. Nous aurons le privilège d'assister à un office qui réuni
plusieurs centaines de moines, de moinillons et de moniales. Les
psalmodies, les tambours, les énormes trompettes, les clochettes et les
cymbales auront vite fait d’ébranler notre vigilance et même de plonger
certain d’entre-nous dans un léger état de conscience modifié et
surtout de
rencontrer une surprenante émotion.
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Les drapeaux de prière (ou drapeaux à prières) sont des panneaux
colorés ou de petites pièces de tissus rectangulaires souvent suspendus
aux passages de cols et sommets dans la région de l’Himalaya
Ils sont de deux sortes :
·
les loungta (lungta) ou « chevaux de vent »
: guirlandes de petits rectangles de tissu imprimés de différents
mantras ou de prières. Ils sont souvent de cinq couleurs : blanc, jaune,
vert, rouge et bleu. Ils sont considérés comme des porte-bonheur
possédant la capacité d’écarter les difficultés.
·
les darchok : longues bannières de tissu accrochées
à des mâts de trois à cinq mètres de haut.
Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et
les disperse dans l’espace, les transmettant ainsi aux dieux.
Significations des couleurs :
·
rouge : le feu
·
vert : l'eau
·
jaune : la terre
·
bleu : la voûte céleste
·
blanc : l'air, les nuages
Les cinq couleurs des drapeaux de prière tibétains représentent
également les cinq directions (nord, sud, est, ouest et centre) mais
aussi les cinq bouddhas de méditation et les cinq sagesses (Les cinq
sagesses sont la compassion, l'harmonie, la sagesse de la vue, la bonté
et la sagesse parfaite)
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Un stūpa est une structure
architecturale bouddhiste et jaïna que l'on trouve dans le
sous-continent indien, dont il est originaire, mais aussi dans le reste
de l'Asie où il a suivi l'expansion du bouddhisme. C'est à la fois une
représentation aniconique (L'aniconisme est l'absence de
représentations matérielles du monde naturel et surnaturel dans
différentes cultures) du Bouddha et un monument commémorant sa mort.
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Un autel bouddhiste est
composé de 8 offrandes qui sont :
-l'eau pour se désaltérer
-l'eau lustrale
-les fleurs
-l'encens
-la lumière
-l'eau parfumée
-la nourriture
-la musique
Ces offrandes sont offertes dans 7
bols (la lumière étant généralement une lampe à beurre ou à huile, ou
bien une veilleuse électrique).Chaque offrande à une correspondance
symbolique. La première offrande a pour finalité d'apaiser la soif
produite par les passions. La seconde offrande à pour but de purifier
nos voiles. La troisième offrande à pour but « d'ouvrir en notre esprit
le lotus de la félicité vide ». La quatrième offrande de l'encens nous
rappelle au développement du non attachement. L'offrande de la lumière
symbolise la connaissance. L'offrande de l'eau parfumée nous conduit
vers la vacuité et la compassion. L'offrande de la nourriture à de
nombreuses significations, cette nourriture permet de vivre et donc
d'atteindre l'Éveil. Enfin, la dernière offrande de la musique sert à
honorer.
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Les moulins à prières
Un moulin à prières (mani korlo en tibétain)
est un objet cultuel utilisé par les Tibétains pratiquant le bouddhisme.
Le moulin à prières traditionnel est constitué d'un
cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d'un axe.
Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la
même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière
étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était
prononcée[1].
Les moulins souvent disposés en longues séries sont
mis en mouvement l'un après l'autre par le fidèle qui passe devant eux.
Le fidèle déplace les moulins avec sa main droite. Et le moulin doit
être tourné dans le sens des aiguilles d'une montre, afin que le mantra
soit lu dans le sens où il a été écrit.
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Il est maintenant grand temps de quitter
Namobuddha car quelques heures de chemin nous attendent encore avant de
rejoindre Panauti.
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Andréa,un voyageur italien rencontré au temple,
s'offre quelques mois de vacances sabbatiques en Inde et au Népal et
s'est joint à notre groupe . Nous l'inviterons
ce soir a notre table.
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La récolte du riz, plantée au
mois de juin, a lieu chaque année en novembre. Nous ne résistons
pas à partager ces moments privilégiés avec
les paysans qui travaillent joyeusement en petites collectivités
ou la mixité est de règle.
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Certaines habitations dans les villages traversés nous
permettent de constater des dégâts dus aux tremblements de terre.
Tout à fait au sud de la chaîne himalayenne, à seulement 240 km au
sud-ouest du Mont Everest, la capitale du Népal, Katmandou, se situe à
la jonction entre les plaques indienne et eurasienne. Les géologues
avertissent que la présence de nombreuses failles le long des montagnes
himalayennes comporte le risque d'un événement sismique de très grande
ampleur dans la capitale népalaise.
Le plus grave, c'est que le pays est très mal préparé contre les
tremblements de terre: les techniques de construction népalaises sont
inadaptées et la population urbaine ce cesse de croître. La guerre
civile qui a duré 10 ans a pris fin en 2006; depuis, on ne peut pas dire
que le Népal ait vraiment connu de stabilité politique ou de
développement économique. Aussi, les pouvoirs publics n'ont-ils pas pu
se prémunir contre les catastrophes naturelles.
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Les maisons aux boiseries sculptées foisonnent.
Le Népal mérite vraiment sa réputation de "musée à ciel ouvert".
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Les sourires un peu fatigué de Pierre et de
Thierry attestent de la fin imminente de cette étape riche en
nombreuses sensations mais physiquement assez éprouvante.
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Enfin Panauti!
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L'hygiène en trekking va permettre de
rester à la fois "propre" et en bonne santé générale. L’hygiène de
randonnée connaît des spécificités. Il faut principalement être attentif
à l’hygiène des pieds car c’est un zone où l’effort est intense,
l’humidité et la chaleur présente ce qui facilité les infections et en
cas de problème vous ne pourrez plus marcher. De plus l’hygiène
bucco-dentaire est à surveiller et à prévoir à l’avance si vous ne
voulez pas souffrir du mal de dent durant une randonnée. Et enfin
l’hygiène générale également à prendre en compte même si durant une
randonnée ou une expédition les normes hygiéniques sont moins strictes
que durant la vie en société.
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Étape de Panauti à Godawari
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Le service matinal est toujours aussi impeccable
et la bassine rouge avec un peu d'eau tiède nous attend au réveil pour
nos ablutions.
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Située à 35 km au sud-est de Katmandou, Panauti est une petite cité
newar de moins de 10.000 habitants. Au XIIIème siècle, Panauti était le
siège d’une principauté indépendante, dont quelques vestiges du palais
princier demeurent visibles au centre de la ville. A la fin du XVIIIème
siècle, Panauti a été intégrée dans le nouveau royaume unifié du Népal,
fondé par Prithvi Narayan Shah. Après Katmandou, Patan et Bhaktapur, les
trois anciennes capitales de la vallée de Katmandou, Panauti, qui recèle
une série de monuments religieux bouddhistes et hindouistes, peut être
considérée comme la principale cité médiévale de la région de Katmandou.
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Les temples sont très
nombreux dans les villes népalaises et Panauti ne déroge pas à la règle.
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L’urbanisation galopante au
Népal est un aspect critique du risque environnemental.
Au-delà de l'anarchie des constructions le développement de
décharges sauvages au cœur même des villes ou dans les
campagnes, la surconsommation de la ressource rare qu'est l'eau
et l’ absence du traitement des eaux usées sont malheureusement
actuellement toujours monnaie courante.
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Les plus hautes régions de l'Himalaya sont
recouvertes de neige toute l'année malgré leur proximité avec les
tropiques, et les glaciers alimentent de nombreuses rivières.
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Les maisons Népalaises
sont très rudimentaires, oubliant toute notion de confort. Cependant
d’une maison à une autre nous retrouvons la même organisation de
l’espace et la même utilisation d’objets traditionnels. La maison est
composée d’une pièce principale. Dans les maisons aisées il peut y avoir
une chambre commune attenante. A moindre altitude les murs extérieurs
des maisons sont en planches de bois, plus haut, ils sont en pierre. Le
sol est fait des grandes planches ainsi que les cloisons intérieures. Il
n’existe pas de salles de bain, ni de toilettes. C’est dans la rivière
pour la douche, ou le robinet commun du village. Pour les toilettes
c’est dans une cabane…
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La pièce principale
s’articule autour du foyer. Il n’existe pas de conduit pour évacuer la
fumée, qui s’échappe librement et teinte de noir tout le bois de la
maison. La jonction du toit avec la maison n’est pas hermétique, ce qui
permet d’évacuer la fumée. Le foyer peut-être équipé d’un système de
cuisinière. Un four en glaise entoure le feu. Ce four reste ouvert au
niveau du foyer. Sur le dessus il y a des ouvertures pour y poser les
casseroles. Dans quelques maisons, ce four est parcouru de tuyaux qui
chauffent l’eau du baquet. Autour du foyer il y a des étagères pour la
vaisselle et la nourriture. Dans toutes les maisons ces étagères sont
ordonnées avec précision
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Nous sommes surpris de nous arrêter si
tôt ce matin pour le lunch. Mais lorsque nous reprendrons notre chemin
après le repas , nous comprendrons rapidement le pourquoi de ce choix
logistique judicieux,car la fin de l'étape va s'avérer très sportive et
les endroits propices à un bivouac confortable ne seront pas légions.
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A partir d'ici, l'étape va se terminer en beauté
tant sur le plan esthétique que sur le plan physique, car de magnifiques
paysages vont se mêler et se succéder à de solides dénivelés positifs et négatifs
jusqu'a Godavari .
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L’utilisation de bâtons de marche :
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Réduit les impacts et la charge sur les articulations (genoux,
chevilles, hanches, colonne vertébrale, etc.).
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Renforce l’équilibre, la stabilité et diminue les chances de
glisser, tomber et par conséquent de se blesser.
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Aide au franchissement d’obstacles.
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Réduit la fatigue musculaire du bas du corps en faisant travailler
le haut du corps.
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Régule le rythme de marche et la respiration. En ayant un rythme
régulier vous êtes plus efficaces et moins fatigués.
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Permet de marcher plus vite pour un même effort.
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Améliore la posture de marche.
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Réduit le gonflement des mains et des doigts.
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Permet de tester la stabilité des rochers, l’épaisseur de neige ou
de boue, la profondeur de l’eau, etc.
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A des usages divers et variés. Les bâtons de marche peuvent – entre
autres – servir à réaliser des abris, à planter une tente dans la
neige, à repousser des animaux, à fabriquer une attelle, à faire
avancer une personne qui vous accompagne, etc.
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Nous finirons tous par arriver à Godawari après
une descente sportive et sollicitante pour nos genoux. Notre guide,
pourtant habitué à ce genre d'exercice ne manquera pas de s'offrir un
petit somme de récupération à l'arrivée .
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Dernière soirée du trek . Pour fêter
l'évènement, notre équipe de cuisinier est même parvenue à cuire un
excellent gâteau avec les moyens du bord.
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Étape de Godawari à
Chapagaon
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C'est déjà le dernier jour du trek! Raison de
plus pour savourer une dernière fois le thé servi dans la tente avant
de boucler nos sacs.
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Aujourd'hui, c'est une journée de repos pour nos
porteurs, qui rentreront en bus à Katmandu prendre un repos bien mérité
avant de probablement repartir avec un autre groupe sur un autre
itinéraire. Telle est la vie de ces jeunes népalais.
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Petit pincement au coeur et dernières photos
souvenirs avant de nous séparer.
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Francine , Pierre, Priscille et Denise tracent
sur la carte le circuit que nous avons effectué, avant de prendre le
chemin pour la demi étape du matin qui doit nous conduire à Chapagaon ,
où un véhicule doit nous attendre pour nous ramener à Katmandu .
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Nous nous mettons en route à l'heure ou les
enfants se rendent à pied à l'école.
Le secteur de l'éducation a mis longtemps
à se développer au Népal. La famille Rana, qui a gouverné le pays de
1850 à 1951, s'est fermement opposée à l'instauration d'un système
public d'éducation, voyant là une menace potentielle à son pouvoir. Elle
a néanmoins favorisé l'éducation des enfants de hautes castes en
privilégiant un système privé d'enseignement dispensé en langue
anglaise.
Lorsqu'un Premier Ministre Rana proposa
d'instaurer un système d'enseignement en nepali accessible à toutes les
couches de la population en 1901, son gouvernement fut renversé.
Néanmoins, quelques écoles privées continuèrent à enseigner en langue
nepali. La Durbar hight school jusque là réservé à l'élite
politique, commença à ouvrir ses portes à d'autres enfants de familles
aisées. Les couches sociales plus aisées prenant de plus en plus
conscience de l'importance de l'éducation, favorisèrent la construction
de nouvelles écoles, pavant ainsi la voie à une véritable réforme de
l'éducation.
En 1954, la National Education Planning
Commission fut fondée afin de mettre sur pied un véritable système
d'éducation. Les études de niveau universitaire sont devenues possibles
en 1959 avec la création de l’Université Tribhuvan à Katmandou.
L'enseignement primaire devint obligatoire et gratuit en 1975. Un
ministère de l'Éducation s'est vu confier la responsabilité du
financement, de l'administration et de l'inspection des écoles publiques
de même que des écoles privées subventionnées par le gouvernement. Le
Népal compte maintenant cinq universités.
En 2001, le taux d'alphabétisation de la population était de
53,7% : il était cependant beaucoup plus élevé chez les hommes que chez
les femmes et aussi plus élevé dans les régions urbaines que dans les
régions rurales. Le Népal comptait alors 26 036 écoles primaires et
11 639 écoles secondaires. Tandis que 80,4% des jeunes en âge de
fréquenter le niveau primaire fréquentait effectivement l'école, ce taux
se situait à 20% seulement pour le niveau secondaire.
Le Népal semble donc disposer d’un réseau d’écoles primaires
et secondaires bien établi d'après les chiffres officiels. Toutefois, le
système scolaire souffre de différences régionales importantes quant à
la qualité de l'enseignement et à la facilité d'accès à l'école. Les
régions éloignées au nord du pays sont nettement désavantagées. En
outre, même lorsqu'une école est accessible dans ces régions, beaucoup
d'enfants ne la fréquentent pas ou doivent se contenter de quelques
années d'études parce qu'on a besoin d'eux pour les tâches domestiques
et les travaux aux champs. L'éducation des filles est jugée moins
nécessaire que celle des garçons par de larges secteurs de la
population.
D'une manière générale, malgré des progrès indéniables en
matière d'accessibilité à l'école, les élites bénéficient davantage du
système d'éducation. Pour des motifs principalement économiques et
culturels, leurs enfants accèdent en plus grand nombre à l'école, ils y
poursuivent leurs études plus longtemps et plusieurs vont même parfaire
leur formation à l'étranger, ce qui leur confère un avantage et un
prestige indéniables à leur retour au pays.
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Les briqueteries (parfois clandestines et
extrêmement polluantes) sont nombreuses dans les
environs de Katmandu, car l'habitat traditionnel dans la vallée est
essentiellement fait de briques et de bois. Il est très fréquent aussi
de croiser dans les villages des tas de briques neuves portant
l'estampille de leurs lieux de fabrication .
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Denise continue à épater tout le groupe par son
rythme de marche et sa vitalité.Nous profitons de ces derniers
kilomètre à plat pour tester la technique respiratoire de la "marche
afghane"
La Marche Afghane
C’est en Afghanistan, sur le chemin des grandes
caravanes, qu’Edouard G Stiegler, à rencontré pour la première fois un
groupe de caravaniers marchant à vive allure à côté de leurs
dromadaires.Ces hommes, la plupart d’âge moyen, le visage buriné, le
regard fixé à quelques mètres devant eux, parfois vers l’horizon,
avançaient,en tenant leurs montures par le licol, à pas régulier, avec
une ardeur que rien ne semblait devoir faire fléchir, absorbés en eux
mêmes, résolus comme leurs bêtes surchargées de ballots énormes.Ces
nomades qui venaient de faire un voyage de 700 km d’une seule traite,
seulement entrecoupés de bivouacs nocturnes et à une altitude avoisinant
les 2 000 m, offraient le spectacle de grands voyageurs poussiéreux
mais pas celui de gens fatigués.Quelques jours plus tard, grâce l’air
froid ambiant et à la formation de vapeur d’eau ,Edouard G Stiegler pu
observer, la cadence respiratoire d’un homme seul, venant de parcourir
38 km en 6 heures en compagnie d’un grand dromadaire particulièrement
chargé.Ce moyen commode pour analyser la synchronisation du rythme de la
marche et de la respiration des nomades permit ensuite à Ronald D
Stiegler de tester divers rythmes respiratoires sur toutes sortes de
parcours en Afghanistan dans diverses circonstances de terrain,
d’altitudes et de pentes.Ces rythmes respiratoires synchronisés à la
marche ont été baptisés « Marche Afghane »
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Chapagaon est un village situé au
sud de Kathmandu. Il est célèbre pour les festivités qui ont lieu au
temple tantrique de Vajra Varahi, l’une des incarnations de Vishnu.
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Vishnou ou Vichnou également appelé Hari, est le deuxième dieu
de la trimourti(également appelée la « trinité hindoue »), avec Brahma
et Shiva. La trimourti incarne le cycle de manifestation, conservation
et dissolution de l'univers dont Brahma est le créateur, Vishnou le
protecteur et Shiva le destructeur.
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Les temples hindous ont hérité des rites et des
traditions riches et anciennes, et ont occupé une place particulière
dans la société hindoue. Ils sont d'habitude dédiés à une divinité
primaire, appelée la divinité tutélaire, et les autres divinités
subalternes associées à la divinité principale.
Cependant, quelques temples sont dédiés aux
multiples divinités. La plupart des temples majeurs sont
des sites de pèlerinage.
Le temple est un lieu pour le darshan (la vision de l'être-divin),
pour la pūjā (le rituel), la méditation, parmi les autres
activités religieuses. La pūjā ou adoration, utilise fréquemment
l'aide d'un mūrti (la statue ou l'icône dans laquelle la présence
divine est invoquée) conjointement avec la chanson ou la prière sous
forme de mantras. La vénération de ces mûrtis est faite tous les jours
dans un temple. Cette forme d'adoration d'icône et de temple, appelé la
pūjā, est partie intégrante de la bhakti. La plupart des maisons
hindoues ont aussi une section consacrée, un autel, pour l'adoration
quotidienne des divinités avec les icônes et un lieu de méditation
religieuse
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Cette publicité agit manifestement comme un
aimant sur le groupe qui commence à sentir la fin du trekking et
l'approche de l'écurie.
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Un petit passage au bistro du coin, le
temps pour notre guide de fixer, par téléphone, un point de rendez-vous
avec notre taxi, à la sortie de la ville que nous souhaitons absolument traverser à
pied.
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.Nous ne regrettons
vraimentpas d'avoir traversé le beau village de Chapagaon à pied. Le taxi, qui est
bien au rendez-vous fixé par notre guide, va progressivement nous
ramener à la civilisation dans la cohue indescriptible et
malheureusement aussi dans la pollution de Katmandu.
La métropole urbaine de Katmandou souffre d'une
dangereuse croissance du niveau de pollution de l'air. L'Himalaya au
nord et Mhabarath au sud forment une barrière autour de la vallée de
Katmandou qui empêche la dispersion de l'air pollué hors de la vallée.
Ceci aboutit à des pics de pollution saisonniers qui approchent le
niveau dangereux des zones industrielles des autres nations.
De manière simple, la situation géographique de Katmandou influence les
concentrations de pollution aérienne et particulièrement durant les mois
d'hiver, pendant lesquels les circulations d'air de montagne et de
vallée affectent le mouvement de la pollution aérienne. Pendant l'hiver,
la pollution aérienne est emportée hors de la vallée de Katmandou
pendant le jour, ensuite les brises montagnardes forcent la pollution à
retourner dans la vallée la nuit. Cela a pour résultat un niveau très
élevé de particules suspendues de pollution pendant la nuit.
Les sources majeures de pollution aérienne à Katmandou sont les
émissions des véhicules et les effluves de nombreux fours à brique
illégaux dispersés à travers la région de Katmandou.
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Dashin Kali
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Le trek est terminé, mais il nous reste encore deux
jours pour parfaire notre connaissance des principaux sites de la vallée
de Katmandu .
Ce matin nous prenons le minibus pour Dashin
Kali, du nom de la déesse Kali, ce village accueille régulièrement des
milliers de népalais qui viennent sacrifier un animal en son honneur. La
légende raconte que c'est ici que Kali a tué un démon et bu le sang de
plusieurs animaux, d’où son côté sanguinaire! Ici le but des pèlerins le
mardi et le samedi est d'atteindre le coeur du temple afin de faire
bénir son animal par la statue représentant Kali.. Quand la bénédiction
suprême est acquise, ils se dirigent vers le sacrificateur qui,un peu
plus loin, coupe des têtes à tour de bras, sous l'oeil averti des
fidèles, qui vérifient que le coup de couteau tranche bien comme il faut
et sans faire souffrir la bête, le sang gicle et abreuve la déesse
gourmande!
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Sacrifice : nourriture des dieux
Selon la philosophie hindoue, le sacrifice est le moyen qui assure la
primauté du sacré dans la vie quotidienne. Les textes védiques
spécifient en effet, qu'il revient aux hommes de veiller à la
subsistance et au bien-être des divinités qui, en retour, envoient la
pluie dans les temps requis. Médiation entre les êtres visibles et
invisibles, le sacrifice est, pour l'hindou, nourriture offerte aux
dieux et c'est par le feu sacrificiel que celle-ci pourra atteindre le
royaume des cieux.
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Aujourd'hui n'est pas jour de sacrifice. Nous
assisterons quand même à la décapitation d'un coq dont la crête sera habillement récupérée
par cet oiseaux .
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La visite de ce monastère bouddhiste nous
permettra de renouer avec une philosophie nettement moins sanguinaire et
qui nous convient d'avantage .
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Bungamati
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A 6 km de Patan, Bungamati est un
magnifique village qui semble oublié depuis des siècles ,construit dans un cadre
entouré de rizières en terrasses et de champ de colza.
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Le village date du 16ème siècle et
est habité par des Newar bouddhistes essentiellement agriculteurs.
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Les larges marches des rues pentues
longées de belles maisons mènent jusqu’à une place centrale animée. L’un
des deux temples abrite le célèbre dieu rouge Rato Machhendranath, dieu
de l’agriculture.
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Patan |
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Située au sud de
Katmandou, Patan, qu'on appelait jadis Lalitpur, « la Belle Ville », est
considérée comme le berceau des arts et de l'architecture newar qui ont
marqué de leurs empreintes toute la vallée. Comme Bhaktapur, elle a
mieux conservé son héritage culturel que la capitale Katmandou.
Plusieurs artisans y perpétuent la tradition de la ferronnerie et de
l'orfèvrerie. La ville compte plus de 50 temples majeurs. De nombreux
stupas, chaytyas et bahals (anciens monastères bouddhistes) attestent
que Patan est resté un bastion de Newars bouddhistes.
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Les quatre stupas,
érigés aux quatre points cardinaux, délimitaient à l'origine la cité.
Situé au cœur de la ville, le Durbar Square, moins imposant que celui de
Katmandou, n'en demeure pas moins l'une des plus belles places royales
de la vallée. Cette place, fort animée, rassemble autour de l'ancien
palais royal et de ses cours intérieurs (Sundari Chowk, Mul Chowk et
Keshab Narayan Chowk), quantité de statues et de nombreux sanctuaires et
temples à toits multiples superposés représentatifs de l'architecture
newar.
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Mahabuddha temple
Le temple aux mille Bouddhas
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Le "Mahabuddha temple" est un temple autour
duquel se sont regroupées les échoppes des artisans-bronziers de Patan .
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. Notre guide est issu de plusieurs
générations de fondeurs. Il nous fera découvrir la technique de la
« cire perdue » pour la fonte des statues et les différents niveaux de
finitions des Bouddhas dorés pour les temples, les maisons et les
touristes.
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Nous aurons aussi beaucoup de
plaisir à être invités à la répétition d’une surprenante fanfare du
quartier et de découvrir des sons et des accords franchement
inhabituels.
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Changunarayan
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Le village de Changu Narayan se trouve à
quelques kilomètres de Bhaktapur. C'est au sommet d'une colline à 1700 m
d'altitude que se trouve le plus ancien sanctuaire de la vallée,
construit au 6éme siècle en l'honneur de Vishnou. Narayan signifie
Vishnou en hindou, tandis que Changu est le nom du Garouda, le dieu
oiseau.
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Le temple se trouve au milieu de bâtiments destinés à
l'hébergement des pèlerins, et sa façade propose une riche décoration.
La porte d'entrée est gardée par deux lions et est surmontée d'un Torana
représentant Vishnou.
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Tout autour du temple on peut voir de nombreuses
sculptures de pierre représentant les différents dieux hindous, dont un
Vishnou à dix têtes. En face du temple se trouvent deux statues de
bronze représentant le roi de Bhaktapur, Bhupatindra Malla et sa femme,
bienfaiteurs du temple.
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Bhaktapur
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Bhaktapur est située à environ 15 km de
Katmandou dans la partie orientale de la vallée. Pour accéder à la
cité, les touristes doivent s'acquitter d'une taxe de séjour .
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Rivalisant autrefois avec Katmandou et Patan,
Bhaktapur fut le véritable centre de rayonnement de la vallée, durant la
période des trois royaumes, entre le XIVe et le XVIe siècle.
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Durbar Square
Vaste esplanade où fourmillent temples, monuments et statues, le Durbar
Square a été partiellement détruit lors d'un violent tremblement de
terre en 1934, ce qui explique son aspect dégagé. Les bâtiments qui ont
résisté ont été restaurés dans les années 1970 grâce au projet allemand
de développement de Bhaktapur. Néanmoins, le square a manifestement
conservé son caractère d'antan
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Sur la route du retour vers Katmandu
nous découvrirons la façon de cuire des poteries en pleine rue.
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La technique consiste à allumer un
feu de paille sur les poteries de couvrir le tout avec une chappe
de terre et de laisser couver le feu très
lentement. Le potier veille sur son four rudimentaire en creusant de petites
cheminées avec une longue perche métallique pour réguler le débit d'air
et la combustion.
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Il s'agit manifestement d'un spectacle
distrayant pour ces riverains.
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Katmandou
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Située à 1350 m. d'altitude,
Kathmandu est située au confluent de deux rivières : La Bagmati et la
Vishnumati - La légende dit que la vallée n'était autrefois qu'un
immense lac auquel seule une petite flamme sur un lotus donnait vie -
Un Sage s'arrêta pour méditer au bord de ses rives, et en songe il vit
la flamme de l'Être Suprême Bouddha et décida de transformer le
lac en une cité, la future Kathmandu, où il fit construire plus tard le
Stupa de Swayambunath.
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Pour qui n'a jamais mis les pieds au Népal, le
choc est brutal. Des rues étroites où piétons, rickshaws, véhicules et
motocyclettes se disputent l'espace en douceur dans un concert de
klaxons et de clochettes. Une foule bigarrée qui va et vient dans un
brouhaha incessant. Des maisons vétustes accrochées les unes aux autres
entourées de ruelles sombres et humides où l'on ne peut circuler qu'à
pied. Des vaches « sacrées » déambulant dans la ville et les bouses
laissées dans leur sillage. Des amoncellements d'ordures à ciel ouvert.
Des fils électriques courant en désordre le long des bâtiments donnant
l'impression que toutes les installations sont temporaires. Quel
délabrement
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Ce qui étonne à Katmandu, c'est que
contrairement à chez nous, où les oeuvres témoignant des arts du passé
sont exposées dans des musées aseptisés, ici, ils sont lieux de vie. On
flâne sur les gradins des temples plusieurs fois centenaires en
observant l'animation alentour sous la bienveillante protection des
divinités. On y bât le riz au temps des récoltes. On applique la tika
sur les vieilles statues de Shiva, Vishnu, Ganesh et Hanuman à l'heure
de la puja. Portant certes les marques de l'usure, les joyaux culturels
des temps anciens sont associés au quotidien et à la vie collective des
habitants de la ville.
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Comment ne pas s'émerveiller de ce mode de
vie solidement enraciné et sans artifice ? Malgré les infrastructures
urbaines déficientes, la pollution, le délabrement des bâtiments, les
coupures de courant, la cacophonie des klaxons, l'aura de Katmandou
reste étonnamment magique.
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Durbar square
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Depuis
Thamel, des rues étroites bondées de Népalais et de touristes conduisent
à Durbar Square, le coeur du vieux Katmandou. Cette grande place plonge
le visiteur dans l'histoire de la cité.
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Ancien
palais royal Hanuman Dhoka gardé par le dieu-singe Hanuman. Kumari Bahal,
maison de la déesse vivante Kumari. Statue de Kala Bhairab, le dieu
féroce combattant les démons. Kasthamandap, vieux pavillon de bois
duquel dériverait le nom de la cité. Temples consacrés à Shiva le dieu
le plus vénéré du Népal, à Taleju la déesse tutélaire de la famille
royale, à Krishna le dieu enjoué, à Ganesh le dieu à tête d'éléphant.
Toutes ces divinités, et combien d'autres, semblent veiller sur la cité.
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Les
Népalais viennent honorer leurs divinités tour à tour puis s'arrêtent
aux marchés à Asan Tole ou Indra Chowk, les carrefours les plus
achalandés de la ville, qui ont néanmoins un petit air villageois. Au
fil de la promenade, on se laisse tranquillement apprivoiser.
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FIN
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