| Marcher pour progresser |
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Carnet de Voyage |
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Reconnaissance dans le Nord du Pakistan Vallée de la Hunza / Vallée de Chapursan / Shimshal Du 07 au 24 juillet 2007
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C'est au milieu des années 1990, dans le cadre de ma formation en naturopathie avec Robert Masson que j'ai entendu parler pour la première fois des Hunza du Pakistan , de leur mode de vie particulier et de leur longévité. En janvier 2007 j'ai eu envie d'aller voir de plus près cette population et d'aller reconnaître sur place les possibilités d'organiser un futur « Marcher pour progresser » sur leur territoire et dans leurs vallées. J'ai donc proposé, à qui le souhaitait,de m'accompagner dans cette aventure. |
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Pendant tout le voyage , Nadeem a été notre guide |
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" Le pakistanais est implicitement ressenti comme un voyou terroriste ; un jugement qui attriste ces populations de montagne. Les gens d'ici ne sont pas dupes, ils n'en veulent pas au non-musulmans, mais ils sont aigris contre les manœuvres des gouvernants, contre toutes les erreurs qui ont conduit aux tensions présentes, à la dévalorisation de leur image et de leur religion. Le 11 septembre n'a pas changé la qualité d'accueil des montagnards, au contraire. Montrer la confiance que l'on garde envers ces hommes en continuant à aller à leur rencontre est le meilleur moyen d'éviter de creuser le fossé culturel qui entretient l'incompréhension et la peur." Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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C’est donc dans le sas de la zone d’embarquement de l’aéroport de Muscat ,capitale du Sultanat d’Oman, venant de Paris via Bharein et seuls occidentaux à nous embarquer pour Islamabad , que nous avons commencé à nous débarrasser de nos projections et de nos imaginaires pollués , pour oser tenter la rencontre.
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Islamabad et Rawalpindi
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Partis de Paris, nous sommes arrivés à Islamabad après 24 heures de trajets aériens ponctués d’escales à Bahreïn et Muscat (Sultanat d'Oman).Capitale actuelle du Pakistan , Islamabad est une ville moderne construite au cordeau par les urbanistes à partir de 1961. Nous ne sommes peut-être pas restés suffisamment longtemps dans cette ville pour vraiment lui trouver du charme.
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Néanmoins, nous avons passé un moment très agréable et très serein lors de la visite |
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La Mosquée Shah Faisal à Islamabad est l’une des plus grande d’Asie, elle a été financée |
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Nous sommes tombés sous le charme de Rawalpindi, ville ancienne située seulement à 15 kilomètres d'Islamabad, et nous avons particulièrement apprécié l'atmosphère du « Rajah Bazar » grouillant d'odeurs, de couleurs , d'animation et de sourires.
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« Les villes pakistanaises,
hormis peut-être la jeune et moderne Islamabad , surprennent de prime
abord par leur circulation intense et anarchique. C'est un flot
incessant de véhicules qui louvoient, sans jamais freiner, tout en
klaxonnant pour forcer le passage. Bus bariolés, Suzuki décorées,
rickshaws pétaradants et parfois Tongas tirées par des chevaux usés,
forment un bric-à-brac visuel et sonore qui déconcerte le voyageur épris
de grands espaces et d'altitude. Difficile de se repérer dans ces cités
labyrinthiques où se côtoient cols blancs affairés, commerçant de
lointaines provinces et réfugiés convertis en vendeurs de rue »
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Liaison Islamabad / Karimabad A travers la Khaghan Valley et la "Babusar Pass"(4170m)
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Dés notre arrivée à
Islamabad, nous avons appris que la route du Karakorum ( Karakoram Highway-
KKH) que nous devions emprunter pour rejoindre la
vallée de la Hunza plus au Nord , venait d’être coupée par les
intempéries dues à la mousson.
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C'est donc à bord de deux Jeeps américaines des années 70 ,« customisées à la pakistanaise », |
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Cette modification imprévue de notre itinéraire, loin de nous être défavorable, nous a permis
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Cet itinéraire empruntant à travers la "Khaghan valley" nous a aussi permis de passer par l'épicentre |
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Le 8 octobre 2005 a eu lieu à l'est
de Srinagar, au Cachemire indien, près de la frontière entre l'Inde et
le Pakistan, au nord-est d'Islamabad un séisme d'une magnitude de 7,6
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Nous avons pu constater que les stigmates de ce drame sont loin d'être effacés, et que de nombreuses |
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La reconstruction de la région et des infrastructures est loin d'être terminée.
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C'est donc à travers une région dévastée aux routes cassées...
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..et à travers les camps (encore) provisoires de réfugiés que notre
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Patrick et moi, avons pu apprécier l'hospitalité des habitants en faisant le tour des gargotes à Thé , en attendant que la nuit tombe sur ce sympathique village de l’Indus Kohistan voisin du Cachemire tout proche .
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« L'inconnu fait peur. Dans les montagnes, les reliefs difficilement cloisonnent les peuples et, d'une vallée à l'autre, on s'observe de loin.,…,La méconnaissance engendre des histoires qui, à force d'être racontées, déformées, amplifiées, deviennent effrayantes.,…, 15 jours à discuter avec les hommes du Nanga comme seuls compagnons de voyage m’ont appris une chose : malgré le fossé culturel qui nous sépare, malgré le poids du pouvoir religieux sur les âmes d'ici, les sentiments humains incontournables qui régissent les rapports entre les individus sont rigoureusement les mêmes que les nôtres. En partant de cet état d'esprit, il n'y a plus de raison d'avoir peur. La confiance et le respect que l'on affiche envers ces hommes se retournent alors envers soi , les regards deviennent protecteurs, et les sourires vrais. Ainsi naissent de solides amitiés. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Naran / Karimabad
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Fatigués par la journée de la veille mais levés avant l'aube, nous sommes engagés pour |
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Nous avons vraiment apprécié la maîtrise et la conscience professionnelle
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Leur concentration et leur attention n’ont jamais été mises en défaut |
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Ces chauffeurs et accompagnateurs qui n'ont eu cesse de veiller à notre bien-être et à notre confort
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Le jour se lève lentement et comme nous , le soleil semble peiner à se faufiler
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D'autres jeeps se joignent à nous pour commencer l'ascension vers la "Babusar Pass "
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Dans ces lieux austères quelques familles de bergers passent l'été .
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La rencontre avec les rares étrangers de passage est manifestement la bienvenue.
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Les jeeps négocient lentement et humblement les obstacles ...
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...tandis que la piste de montagne serpente entre les rivières, ...
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...longe de superbes lacs glaciaires,...
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...des pâturages d'altitude,...
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... et surplombe un camaïeu de villages et d' enclos à ovins et à caprins ...
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...tout en s'élevant lentement vers le col de Babusar.
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Les jeeps rutilantes au soleil du petit matin, essouflées par l'altitude, peinent à masquer leur âge ...
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...mais finissent quand même par rattraper au sommet du col (4170m) un Toyota, |
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...qui trop pressés de porter la "bonne " parole , basculeront rapidement de l'autre côté du col |
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Liaison Islamabad / Karimabad De la Babusar Pass à Chilas et à L'Indus
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A notre tour, nous nous engageons dans la descente vers Chilas et L'Indus |
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« Les paysans aiment leur terre
; c'est un cadeau qu'il faut chérir afin qu'elles donnent la vie. Il
travaille tout le printemps pour nettoyer les canaux d'irrigation, répandre
du fumier, labourer les parcelles avec des charrues tirées par leurs
capricieux « dzo » (croisements de vache et de yak), semer le grain de
l'année précédente. Les champs sont impeccables ; aucune mauvaise
herbe n'échappe à la vigilance des femmes. En août, les cultures se
gorgent de lumière ; c'est la belle saison, où l'on regarde la nature
grandir. Quand certains sont à l'alpage, d'autres font du bois pour
l'hiver, ou construisent la maison d'un nouveau foyer. Septembre est le mois des grands
travaux des moissons, qui mobilise toutes les forces vives. Les bêtes
rentrent de la montagne, et c'est l'hiver. Six mois de vie au ralenti,
à regarder le temps qui passe en mangeant la dernière récolte, avant
de semer la suivante. Une vie en boucle. Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Plus d'une fois pendant ce trajet en Jeeps nous avons regretté de ne pouvoir arriver à pied
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Après une longue et chaotique descente , nous rejoignons L’Indus
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Le midi, nous atteignons enfin Chilas,où il fait étouffant de chaleur, pour reprendre
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Liaison Islamabad / Karimabad Chilas , Vallée de l'Indus , Gilgit , Karimabad
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L'après midi , c'est sous la menace d'un orage que nous reprenons la KKH en longeant la vallée et les |
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Le fleuve Indus « L’Indus est le fleuve roi du Pakistan. Après avoir pris sa source à près de 5500 m d'altitude au pied du mont Kailash au Tibet, traversé le Cachemire indien en passant au Ladakh, il pénètre le pays par sa frontière orientale au Baltistan, tout en longeant le versant sud du massif du Karakoram.Sortant des gorges, chargé du limon qu'il a rongé sur les versants et sur le sol de toute une partie de l'Himalaya, ses eaux grises glissent rapidement mais silencieusement au pied des austères versants du Kohistan. C'est l'endroit où la Karakoram Highway suit son cours sur environ 200 km, dans un décor d'une nudité dramatique. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Les peupliers qui bordent l'Indus et ses affluents anticipent déjà les paysages qui nous attendent
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Avant de pouvoir accéder au but de notre voyage , nous devrons un peu patienter à la frontière |
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La Karakoram Highway La KKH est la route la plus haute du monde avec des passages de cols à plus de 4.700 m. Cette route, parallèle à l'ancienne route de la Soie, permet depuis 1978 de rejoindre Islamabad à Kashgar, et de se rendre en Asie Centrale. Ces hautes vallées du Pakistan sont en fait le carrefour des civilisations, des cultures et des religions. Influencées par le Bouddhisme, imprégnées d'Hindouisme et finalement dominées par l'Islam, ces vallées en haute altitude ont toujours été le lieu de passage des caravaniers. Depuis 1978 (grâce à la Karakoram Highway) elles sont le croisement du développement du commerce entre la Chine et le Pakistan.
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Karimabad et la vallée de la Hunza
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Après 15 heures de pistes à jeeps et de KKH nous sommes arrivés de nuit exténués à Karimabad, |
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« Hunza est une halte régénérante.
Cette oasis de près de 80 000 âmes s'étend en un chapelet de villages
de part et d'autre d'un canyon gris au fond duquel s'écoule un puissant
torrent alluvionnaire. À 360, des sommets de plus de 7000 m aux faces
glaciaires quasi verticales étreignent le paysage patiemment façonné
par les hommes grâce à de petits canaux.» |
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« Karimabad ainsi que toutes les oasis qui lui sont reliées, est passée, en quelques décennies, d'une situation coupée du monde à une modernité prospère. Hunza a non seulement bénéficié de l'ouverture de la route mais également du soutien de l’Aga Khan Rural Support Program(AKRSP) qui a appris aux montagnards à s'organiser collectivement, à s'autogérer, à investir et à vendre leur production. Les techniques anciennes et adaptées à leur relief, alliées à des méthodes de culture plus moderne, ont permis aux Hunza de transformer leurs vallées et ses versants en de riches jardins et vergers dont le surplus des récoltes, pommes de terre et abricots, d'une qualité exceptionnelle, s'entassent à l'arrière des camions bariolés pour alimenter en produits frais les marchés des plaines. Les Hunza connaissent désormais la mobilité et circulent grâce à un réseau de pistes développé. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Ascension à l’alpage d’Ultar
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Les rues sont encore embrumées et endormies
lorsque nous traversons le Bazar
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Nous nous élevons à travers le dédale des maisons ,des murets et des jardins,
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«
L'alliance de l'homme et des glaciers » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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En suivant le vertigineux tracé
des canaux d'irrigations d’altitude, témoins du génie et de l'opiniâtreté des Hunzas pour aménager
leur territoire, nous rejoignons un
groupe de villageois affairés à réparer une canalisation détruite
par un éboulement de terrain. Témoignant d'une belle énergie et d'une
forte solidarité, jeunes et vieux étaient au travail.
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Après les palabres d'usage nous continuons notre ascension
vers
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Malheureusement les dieux de la montagne n'ont pas accédé à notre requête et après un bon
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Le lendemain matin, le beau temps revenu, nous pouvons enfin apercevoir les méandres |
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Karimabad est la capitale de la vallée de la Hunza. Les habitants sont ismaéliens,
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Le but de la marche de la matinée est d'atteindre le fort de Baltit .Le fort de Baltit est construit
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la montée jusqu’au fort est assez physique…
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Tout en nous élevant, nous apercevons le fort d'Altit, situé à 3 kilomètres en contrebas |
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Le fort a été construit avec des techniques légères, pour résister aux nombreux tremblements |
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Il s’agit d’une réelle forteresse, destinée à protéger la vallée de Hunza, puisque l’intérieur mélange
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Les forteresses d’Altit et de Baltit étaient les demeures de la famille royale.La famille des
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Les derniers Mirs ont perdu leur souveraineté en 1974, quand que Pakistan et la Chine ont
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l'après-midi, notre reconnaissance dans la vallée de la Hunza se prolonge...
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par une randonnée qui nous permettra d'apercevoir de plus près le village et le fort d'Altit.
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Tout en prenant le temps de cueillir en cours de
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...nous rejoignons l'hôtel dans lequel nous passerons la nuit,et son point |
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Karimabad - Gulmit - Gulkin - lac de Borit
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Sur la route qui nous mène de Karimabad à Gulmit , nous faisons un arrêt
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Tout le long de cette route, nous pourrons souvent repérer de nombreuse traces de l’ancienne route de la soie. |
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La route de la soie était un réseau de routes commerciales entre l'Asie et l'Europe allant de Chang'an (actuelle Xian) en Chine jusqu’à Antioche, en Syrie médiévale. Elle doit son nom à la plus précieuse marchandise qui y transitait : la soie, dont seuls les Chinois connaissaient le secret de fabrication. Cette dénomination, forgée au XIXe siècle, est due au géographe allemand Ferdinand von Richthofen. |
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Les disciples de l'ismaélisme sont appelés ismaéliens ou ismaīlites, à ne pas confondre avec les descendants d'Ismaël (prophète de l'islam et patriarche biblique) appelés ismaélites.
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A l'occasion de cette fête, nous avons eu le privilège d'être invités à diner dans |
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« La multiplication des écoles, notamment de filles, l'implantation de dispensaires, le financement d'infrastructures collectives telles que des ponts ou des pistes ont insufflé une formidable énergie à tous les habitants de la vallée. Ses nombreuses actions ont été supervisées et financées par les diverses branches de la fondation du prince Aga Khan, chef religieux des ismaéliens auxquels les Hunza sont affiliés. Aujourd'hui, leur région est un modèle du genre matière de développement et elle est citée en exemple par la banque mondiale. » « Le nombre d'établissements dans les régions du Nord est passé de huit en 1950 à plus de 500 en 2004. Le taux d'alphabétisation a progressé mais reste faible : 59 % pour les hommes et 30 % seulement pour les femmes. C'est une moyenne ; les communautés ne sont pas toutes la même enseigne. Dans le Nord du pays, il y a un fossé entre les populations ismaéliennes, soutenues par l'Aga Khan, qui font de l'éducation le fer de lance de leur développement et envoient les filles étudier jusqu'à l'université, et les villages sunnites ou chiites les plus éloignés, démunis et traditionalistes, du Nanga Parbat, du Baltistan ou des régions tribales. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Après avoir quitté la fête nous nous sommes dirigés vers le lieu de notre bivouac |
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Mais avant d'atteindre le bivouac, après avoir traversé le village, nous avons dû nous
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Cette petite ascension nous a permis de nouveaux de découvrir une splendide vue des paysages caractéristiques de la vallée de la Hunza.
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Il ne nous restait plus qu'à redescendre vers le lac de Borit et notre bivouac.
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Lac de Borit - Sost- Vallée de Chapursan
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Après un agréable bivouac sous tente au lac de Borit , nous avons repris la KKH vers |
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En chemin nous avons rencontré ces femmes qui battaient joyeusement des tapis à même
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Sost figure parfaitement l'idée que l'on peut se faire d'une "ville frontière" avec son intense |
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Sost est le dernier village sur la KKH avant la frontière chinoise |
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Nous nous sommes arrêtés à Sost quelques heures avant de pénétrer dans la
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Sost est un lieu important de transit pour les camions Pakistanais colorés et très décorés ,
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« Les enluminures des bus et des camions, jadis destinées à chasser les mauvais esprits, sont l'objet d'une véritable surenchère décorative de la part de leurs propriétaires. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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la vallée de Chapursan
La vallée de Chapursan conduit au fameux corridor de Wakhan, situé le long de la frontière afghane.
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Le corridor de Wakhan
Le corridor du Wakhan fut créé à la fin du XIXe siècle par l'empire britannique comme tampon
contre une agression potentielle de la Russie contre l'Inde.
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La vallée de Chapursan s’étire le long d'une rivière, du village de Sost au corridor de Wakhan. |
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"Vue du ciel, les régions du nord du Pakistan paraissent invivables. C'est un océan de rochers de glace,
Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Cette vallée, peu fréquentée par les touristes, est un réel havre de tranquillité.
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Dès l'aurore, la population est au travail dans les champs, femmes et enfants y compris,
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Endurance ou résistance ? |
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C'est fou ce que les cheveux poussent vite à cette altitude !
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Passu
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Notre randonnée dans la région de Passu, village situé au bord de KKH et porte d'entrée
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Passu est le début des vallées fertiles du Baltistan. C'est aussi le royaume des géologues,
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Shimshal |
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« Shimshal est au bout du monde. À 3000 m, ce village important est resté durant des années l'un des plus reculé des montagnes pakistanaises, en raison des obstacles du relief. Le Mir, l'ancien monarque de Hunza, bannissait autrefois ses sujets déloyaux, tant il était sûr qu'il ne pourraient s'en échapper.Pendant près de 25 ans, les Shimshali ont cru dur comme fer à un rêve : désenclaver leur vallée en construisant une piste. Être relié au monde,accéder à un certain niveau de modernité, telle fut leur obsession. Alors que toutes les localités du nord du Pakistan bénéficiaient d'un accès routier, les Shimshali continuaient à s'éreinter sur leur sentier périlleux pour acheminer essence et biens de consommation. Ni électricité, ni téléphone : lorsqu’une personne était blessée ou malade, un volontaire devait gagner à pieds Passu pour appeler l'hélicoptère qui, hypothétiquement et si la météo était favorable, pouvait arriver à temps. En septembre 2003, le village a inauguré sa piste, symbole de la fin d'une époque et de l'ouverture tant attendue sur le monde. Quelques heures de Jeeps suffisent dorénavant à s'affranchir de la gorge et à découvrir, installée dans un replat miraculeux, la longue plaine alluvionnaire de Shimshal, entièrement cultivée. »
Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Nous attendions tous avec impatience de pouvoir rejoindre la vallée de Shimshal point d'orgue
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Jusqu'il y a encore cinq ans, la vallée de Shimshal était complètement isolée. Pour s'y rendre, |
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La vallée est maintenant désenclavée par une piste à Jeeps. Il faut actuellement environ
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Néanmoins ces quatre à cinq heures de Jeeps constituent encore un passage « initiatique »,car |
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La récompense est au bout de cette piste difficile lorsque la vallée s'élargit et que les premiers signes d'habitation et de cultures apparaissent.
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C'est un réel privilège que de pouvoir accéder à ce lieu magique et de se rendre compte que l'homme a cette capacité extraordinaire de pouvoir s'installer dans des lieux vierges, de s'y adapter en parfait équilibre avec la nature et ses cycles et d'y vivre en harmonie.
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Patrick s'est très rapidement "Shimshalisé".
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« Les Shimshali sont aujourd'hui partagés entre deux mondes : la vie traditionnelle qui se perpétue autour des alpages, immuable, difficile, usante, et la modernité qui, avec la construction de la piste, apporte les rudiments du confort. Progressivement, l'électricité est arrivée dans chaque foyer, fournie par une microcentrale qui fonctionne uniquement l'été, quand l'eau des torrents est libre. Un tracteur et une batteuse, acheminés en pièces détachées par hélicoptère, ont radicalement changé le travail agricole, allégeant labour, récoltes et vannages. Enfin, la piste supprime le labeur des portages qui cassaient le dos des hommes. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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"En raison de son habitat dispersé, l'ambiance de Shimshal est particulière. Ici, pas de Rue, mais un labyrinthe de canaux d'irrigation entourant les parcelles de blé, qu'il faut suivre pour aller d'un point à l'autre. » Géraldine Benestar et Pierre Neyret
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Notre séjour à Shimshal nous paraîtra bien évidemment trop bref, tant il y a de possibilités de randonnées. Il est évident que si ,un « marcher pour progresser » s'organise un jour au Pakistan, Shimshal et ses environs prendront une place importante au programme.
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Retour à Islamabad par la karakoram Highway
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Pendant deux jours, notre retour par la Karakoram Highway s'est transformé en atelier improvisé
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Les règles de la conduite et donc de la survie sur La Karakoram Highway sont très simples et s'énoncent en une seule phrase : « S’écarter devant plus gros que soi ! ».- la camionnette s'écarte devant le camion.
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En principe cela fonctionne étonnamment bien,... Quoique parfois !?!…
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Nous avons perdu plus de deux heures sur le chemin de retour à cause d'un éboulement qui a coupé la
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Il y avait quelque chose d’un peu inquiétant pour nous dans cette situation inhabituelle
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Notre retour s'est déroulé sous la pluie dans l'ambiance très particulière des villes pakistanaises sous
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C'est dans la ville de Besham que nous passerons notre dernière nuit , sous très bonne garde, avant de reprendre la KKH pour rejoindre Islamabad et clôturer ainsi cette superbe reconnaissance de 'Marcher pour progresser
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Conclusion.
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Le
message d'Estel
Estel Camera |
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"redécouvrir les Hunzas " Hélène Laberge
Source : http://www.simplicitevolontaire.org
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A quelques reprise, je me suis permis de reprendre les très beaux textes de Géraldine Benestar et de Pierre Neyret , qui beaucoup mieux que je ne pourrais le faire, sont arrivés à traduire en mots les impressions que j'ai ressenties, que nous avons ressenties, pendant le voyage. J'espère qu'ils ne m'en voudront pas d'avoir voulu inciter les visiteurs de mon site à découvrir leur très beau livre « Hautes vallées du Pakistan » aux éditions Visions de montagnards.
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